Jeudi 21 juillet 2011 4 21 /07 /Juil /2011 19:19

 

J'ai touché le vent solitaire de vos campagnes vides

Et j'ai pensé à tous les visages de nos villes

 

J'ai entendu vos vagues monotones déchirer la toile marine

Et j'ai pensé à tous les chants de nos villes

 

J'ai vu votre vieil artisanat inutile avec ses petites baies sur fond de bois noir vernissé

Et j'ai pensé aux aplats noir et rouge de notre art fonctionnel

 

J'ai senti vos saisons, et votre vieille inspiration poétique pour l'hiver

Et j'ai pensé à notre intérieur tropical de chauffage collectif

 

J'ai goûté la mesquinerie des sourires de vos classes intermédiaires

Et j'ai pensé à l'architecture fraternelle de nos quartiers populaires

 

Votre vieux monde est avalé par le nouveau,

L'agriculture est déjà dans la ville,

L'intérieur plein de sens débarrassé des chinoiseries,

L'univers domestiqué et lisible,

L'Homme sans dieu a commencé à naître.

Par Missiou - Communauté : poésie en vrille et en vrac
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Mardi 5 avril 2011 2 05 /04 /Avr /2011 13:51

Le moineau semble toujours sale,

Le perroquet original,

Différent du banal oiseau

Qui meurt sans sa liberté.


L'homme aime mieux les perroquets :

Le moineau lui ressemble trop.

Par Missiou - Publié dans : Poèmes en quinze minutes - Communauté : poésie en vrille et en vrac
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Jeudi 10 février 2011 4 10 /02 /Fév /2011 07:04

Quelqu’un toujours était là

Dans l’immeuble d’en face

Une fenêtre allumée

Déjà ou encore

La flamme d’un téléviseur tardif

Ou d’un café matinal à faire

 

Maintenant il ne reste du corps

Qu’un squelette qui repousse les regards impuissants des passants

 

Un diplodocus le cou long et la gueule pointue

Est là si fin à côté de la masse qu’il dépèce

Son museau pénètre les murs

Et renifle l’ancienne salle à manger

Emiette le cadavre du géant vidé

Parfois sa mâchoire attrape un pan et tire

Sa puissance se contente de violente douceur

Le papier-peint archaïque pend

Sans pouvoir cacher son impudeur

 

Quelqu’un toujours était là

Dans l’immeuble d’en face

Une fenêtre allumée

Déjà ou encore

La flamme d’un téléviseur tardif

Ou d’un café matinal à faire

 

Maintenant il ne reste du corps

Qu’un squelette qui repousse les regards impuissants des passants

 

Par Missiou - Communauté : poésie en vrille et en vrac
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Samedi 22 janvier 2011 6 22 /01 /Jan /2011 22:07

Je te souhaite bonne chance,

si je croyais je prierais,

grâce à Dieu je suis athée,

alors je te fais confiance.

Par Missiou - Publié dans : Croyance - Communauté : poésie en vrille et en vrac
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Dimanche 16 janvier 2011 7 16 /01 /Jan /2011 22:37

Des cubes lisses s'emboîtent,

Des boîtes à angles droits se hissent,

Se déboîtent ou se plissent

en fenêtres ouvertes.

 

Des lignes croissent ou décroissent,

Elles ne se croisent pas

Ou si bien,

Seuls des vélos vivants

salissent les balcons.

 

Des peupliers entrecoupés de poteaux

ponctuent la façade.

 

Une tête tient du bout des doigts

un drap.

 

Par Missiou - Publié dans : Poèmes en quinze minutes - Communauté : poésie en vrille et en vrac
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